Champagne Bollinger, le sensuel et prestigieux royaume des bulles

Maison fondée en 1829, elle est l’une des dernières Maisons champenoises à être restée indépendante depuis sa fondation. Bollinger a charmé la Couronne d’Angleterre qui, depuis 1884, concède à la Maison le très prestigieux Royal Warrant, marque des fournisseurs officiels de la Cour.    

Athanasa Hennequin de Villermont, officier de la marine américaine  s’associe aux deux représentants d’une Maison de champagne : Paul Renaudin et Jacques Bollinger pour créer alors la société Bollinger Renaudin & Cie. (Aujourd’hui cette maison est disparue)

En 1941 Elisabeth Law de Lauriston-Boubers  suppléera à son mari mort Jacques Bollinger. Elle a été la Présidente de la Maison jusqu’en 1971. Élisabeth Law contribuera au rayonnement mondial de Bollinger pour l’imposer comme la référence des plus fins connaisseurs de champagne.

Depuis 2008, c’est Jérôme Philippon qui est à la tête de La Maison d’Ay qui a presque 200 ans d’âge.

La personnalité de la Maison Bollinger s’affirme par son expression des arômes du fruit dans toutes ses dimensions. Le style Bollinger, c’est une présence dense et subtile, l’équilibre entre l’intensité des grands Pinots Noirs et la fraîcheur des Chardonnays de la Côte des Blancs.

Une Maison de Champagne n’est rien sans ses vignes et Bollinger a bien compris que pour faire un très grand vin, il faut les meilleurs raisins de la Champagne.

Le vignoble Bollinger, est constitué presque exclusivement de Grands et Premiers crus. Il s’étend sur 166 ha et couvre 60% des besoins de la Maison, une rareté en Champagne.

Bollinger s’approvisionne également auprès de vignerons propriétaires des plus grands crus. Partenaires de la Maison depuis de nombreuses années, ils enrichissent l’assemblage et offrent à Bollinger le luxe du choix pour l’élaboration des différentes cuvées.

La gamme Bollinger présente la caractéristique d’avoir toujours une majorité de Pinot Noir dans ses assemblages. Située à Aÿ, classé 100% Grand cru Pinot Noir, la Maison ne pouvait rêver meilleur terroir pour travailler et extraire le meilleur de ce cépage, qui compte pour 60% de l’encépagement total du vignoble.

La première fermentation en fûts de chêne : voilà ce qui fait sans doute la plus grande spécificité de Champagne Bollinger. La Maison n’utilise pas de bois neufs, mais de petits fûts anciens, qui n’ont pas pour but d’apporter des arômes tanniques et boisés, mais de permettre une oxydation ménagée en jouant le rôle de filtre entre le vin et le monde extérieur.

On ne bouscule pas la nature chez Bollinger; si la vendange ne mérite pas d’être millésimée, on attend l’année suivante ou même celle d’après. Bollinger a toujours privilégié la qualité à la quantité.

Chez Bollinger tous les vins bénéficient d’une période de vieillissement sur lies deux à trois fois supérieure aux règles imposées par l’appellation Champagne, de manière à permettre au vin de s’épanouir et de gagner en complexité. Dans la philosophie de Champagne Bollinger, seuls les millésimes de La Grande Année qui ont une capacité de vieillissement exceptionnelle resteront encore plusieurs années en cave pour devenir les fameuses cuvées Bollinger R.D. et ravir les papilles des dégustateurs les plus exigeants. Les vins Bollinger libèrent une effervescence crémeuse qui naît de l’élevage sur lies fines et de la rencontre prolongée avec les levures.

Vins de réserve en magnums

Les connaisseurs sont unanimes : la qualité et le sérieux d’une Maison de Champagne se jugent avant tout sur son brut sans année. En plus d’être partiellement fermentés en fûts, les non millésimés de Champagne Bollinger, Special Cuvée et Bollinger Rosé, présentent une autre caractéristique tout aussi exceptionnelle, parfaitement unique en Champagne : un ajout de vins de réserve en provenance de Grands et Premiers crus fermentés sous-bois, vieillis entre 5 et 15 ans en magnums bouchés d’un liège. À noter également que les non millésimés présentent toujours une majorité de vins de réserve dans l’assemblage, gage d’une constance incomparable dans le style et la qualité de leurs vins.

La Maison Bollinger est l’héritage d’un savoir-faire pour élaborer les plus grands champagnes au style puissant, raffiné et complexe. Des vins virtuoses, qui comptent avec un Assemblage de puissance, de finesse et d’équilibre. On ne saurait parler de Bollinger sans son élégance et son aristocratie toute champenoise.

SPÉCIAL CUVÉE

60% Pinot Noir, 25% Chardonnay, 15% Pinot Meunier. Plus de 85% de Grands  et Premiers Crus. Dosage de 8-9 grammes de sucre par litre.                                                                                            Il porte une robe dorée et il dégage des arômes d’épices et des fruits mûrs tels que la pomme et la pêche. Un goût vivace qui montre son fine acidité, des notes de pomme, de pêche, de poire et d’épices complément la belle mousse de bulles très fines. Longueur, structure et vivacité en bouche. Accord-le avec les crustacés, les volailles, les viandes blanches, le fromage parmesan et les jambons secs.

BOLLINGER ROSÉ

62% Pinot Noir, 24% Chardonnay et 14% de Pinot Meunier.  Sa robe rose-corail et sa mousse fine comme du velours. Un nez assez charmeur pour l’offrir comme cadeaux dans la fête de mères : d’épices, d’abricot, des petits fruits rouges, des notes de groseille, de cerise, de fraise, de bois et de fumé. Ces arômes se transforment en succulents saveurs dans le palais surtout si vous le fait accompagner un homard ou une langoustine.  

LA GRANDE ANNÉE 2007

70% Pinot Noir et 30% Chardonnay. 91% de Grands Crus et 9% de Premiers Crus. Le vendage précoce et la grande fraîcheur de ce millésime placent l’année 2007 sou le signe de l’exception. Dosage de 7 grammes de sucre par litre. Une robe avec des reflets dorés et un premier nez d’amande fraîche et des fruits blancs. Belle vivacité en bouche avec des saveurs de mangue, de pêche, d’agrumes, de pamplemousse rose et de notes grillés. Il garde le palais frais pour longue temps. On vous recommande de servir une assiette de foie gras, d’agneau ou de poissons en sauce.

LA GRANDE ANNÉE ROSÉ 2007.

72% Pinot Noir et 28% Chardonnay. Composé de 92% de Grands Crus et 8% de Premiers Crus. Dosage faible de 7 grammes de sucre par litre. Robe corail qui déploie un bouquet puissant des arômes de groseille, de figue séchée, de tabac blond et de fleurs. Possédant un palais fine, frais et délicat aux notes de foin coupé et de kirsch. Longueur appréciable et satisfaction totale.  Il irait à merveille avec un magret de canard ou un crumble rhubarbe et fruits rouges.

BOLLINGER R.D. 2004

66% Pinot Noir et 34% Chardonnay. 88% de Grands Crus et 12% de Premiers Crus. Bollinger R.D. est mis en marché quelques mois après son dégorgement qui est la garantie de la fraîcheur du produit. Dosage très fiable, Extra Brut de 3 grammes de sucre par litre.  La robe est or billant et le nez se montre avec des arômes de fruits compotés et secs, accompagnés de nuances d’épices douces. Des saveurs intenses de fruits confits tels que l’orange et de tarte tatin s’expriment dans une bouche pleine et harmonieuse.

Source d’information:

Masterclass Bollinger animé par Guy de Rivoire et Cyril Delarue à Montréal, octobre 2018.

Chemise de dégustation Bollinger.

Château Pesquié!, longue vie à Ventoux, à la famille Chaudière et à son domaine.

Ventoux, la famille Chaudière et son domaine. Longue vie à Château Pesquié!

Au pied du mont Ventoux, situé entre Mormoiron, Blauvac et Ville-sur-Auzon, dans le sud de la vallée du Rhône se trouve Château Pesquié.

Il s’agit d’un domaine familial où Alex et Frédéric Chaudière sont la troisième génération de vignerons. Château Pesquié a comme philosophie et mission de faire des vins extraordinaires sur un terroir unique : le terroir du Ventoux.

L’altitude du domaine est entre 300 et 400 mètres, la partie la plus tardive d’un des terroirs les plus élevés du sud de la vallée du Rhône. Les vignes ont été particulièrement semées sur les sols les plus riches en minéraux, des sols du Crétacée de l’ère quaternaire.

Château Pesquié possède un microclimat frais, un bon ensoleillement, des écarts de température très marqués et comme si cela ne suffisait pas, le souffle constant du Mistral.

Avec tous ces éléments qui favorisent les vignes, on y ajoute le savoir-faire des Chaudière, alors, c’est à prévoir que Château Pesquié va donner l’un des meilleurs vins du sud de la vallée du Rhône.

En 1980 Château Pesquié a changé sa façon de travailler. Le domaine est passé de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture durable. Il faut remarquer que depuis 1985 Paul Chaudiere, la tête principale de la famille, voulait appliquer la façon raisonnée.

Château Pesquié a été le premier domaine distingué reconnu par le réseau Farre (Forum de l’Agriculture Raisonnée et Respectueuse de l’Environnement). Le domaine est aussi certifié par Ecocert et présentement il travaille en culture biologique.

La cave de Château Pesquié a été minutieusement planifiée et bâtie dans le prolongement d’un coteau protégé d’une couche de terre végétale qui sert de support à des plantations. La cava garantit une bonne isolation thermique.

Les bâtiments qui ne sont pas couverts de terre végétale sont le support de panneaux photovoltaïques : le domaine produit d’ailleurs beaucoup plus d’électricité qu’il n’en consomme.

Quand les vendanges arrivent, l’action commence très tôt le matin afin de faire rentrer le raisin à la plus basse température possible, les grappes glissant dans les cuves par gravité.

Les macérations durent entre 12 et 30 jours, tout dépend des cépages et de l’âge des vignes. La Vinification a lieu en cuve inox et de béton.

La caverne de vieillissement compte avec plus de 300 barriques. Les élevages sont longs étant donné que le Château Pesquié cherche un grand potentiel de garde.

Les deux principaux cépages du domaine sont le grenache et la syrah.

Autres cépages cultivés : le Cinsault, le Carignan, le Mourvèdre, la Roussanne, le Viognier, la Clairette et le Chardonnay.

Une particularité de Château Pesquié est qu’il élabore ses vins en assemblage.

Toutes les étapes de la production, de la Viticulture, en passant par la Viniculture, jusqu’à la mise en bouteille, sont faites au Château par les bons soins de la famille Chaudière.

Vous ne serez jamais déçu de Château Pesquié!

Ses vins pleins de couleurs, d’arômes, de fruits, de concentration, de fraicheur, de finesse, d’élégance, de complexité et d’équilibre sont le résultat d’un travail sérieux et respectueux envers le consommateur et la nature. C’est aussi toute la collaboration familiale qui garantit de grands vins pour de grands palais.

Dans la dégustation du 22 mai à Montréal en présence de Frédéric Chaudière ils se sont dégusté sept vins de la maison Pesquié. Les voici en ordre de service.

Château Pesquié Terrasses Rosé 2017. Assemblage de Cinsault, Grenache et Syrah. Le nez est discret, cependant que la bouche est ample. Le vin montre une bonne fraicheur, il est sec et légèrement floral avec des touches d’agrumes et de croquants fruits rouges frais qui apparaissent en finale. 15.62$

Château Pesquié Quintessence blanc 2016. Assemblage de Roussanne et de Clairette. Des parfums de fleurs et de fruits blancs. L’attaque sèche contient de la fraicheur, de la tension et de la finesse. La rondeur est présente et la finale saline est agréablement épicée. 23.79$

Attention, ça annonce beaucoup!

Château Pesquié Prestige Édition 1921m 2016. Assemblage où le Grenache domine, le Syrah, le Cinsault et le Carignan y sont aussi. Il possède une robe rubis et une intensité aromatique qui dévoilent des fruits rouges, des fleurs mauves, telles que la violette et des herbes fines. L’attaque est puissante et l’acidité acceptable. L’admirable longueur se mêle à la perfection avec le poivre, les fruits noirs confits et le bois. L’évolution exhibe un vin dense, ample, sec et corsé avec des tanins charnus. 14.74$

Château Pesquié Quintessence 2016. 80% Syrah et 20% Grenache. Sa charmante robe violacée est tellement agréable à voir. Ses élégants arômes de fruits noirs, de torréfaction, de garrigue, de bois et d’olives noires sont vraiment provocants et sensuels, ce qui fait qu’on a hâte de les embrasser désespérément afin d’y gouter le poivre, le chocolat, le bois, la menthe et les fruits noirs bien en confitures. Son corps est musclé, concentré et puissant. Ses tanins fermes et savoureux nous stimulent les sens et nous font profiter de sa respectable persistance. Ça vaut la peine d’oxygéner ce vin rouge sec et voluptueux dans une carafe ou de le garder 10 ans de plus. 21.70$

Château Pesquié Artemia 2015. Assemblage des plus vieilles vignes de Syrah et de Grenache, avec un nez ouvert qui décline des arômes d’animal, de végétal, de fruits et des notes balsamiques. Un succulent vin sec où on goute le cacao, la violette, la réglisse, le poivre, les fruits, le bois et les tanins étoffés. Artemia 2015 est un vin savoureux, onctueux, solide et équilibré. On y trouve un bon potentiel de garde, mais, pourquoi attendre? Prenez-le tout de suite! 35.01$

EN PRIMEUR, Château Pesquié Ascencio 2015. Il est encore en Importation privée. Issu d’un sol argilo-calcaire et composé de 95% Grenache et de 5% Syrah. Ascencio qui s’est reposé deux ans en cuve de béton, nous montre un nez puissant avec des arômes d’épices, de bois, de menthol, des fruits rouges et des fruits noirs. La fraicheur est délectable, l’acidité va agréablement en crescendo, alors que les tanins sont solides et appétissants. L’évolution d’Ascencio se présente droite et combattante. Le bois, les fruits noirs, les fruits rouges, le poivre et la réglisse marchent en harmonie jusqu’à la finale. Grande capacité à résister quelques années de plus en cave. 100$

Et pour finir, voici le vin qui j’ai proposé pour ouvrir l’année 2018 à l’émission Tout Le Monde en parle et qui a provoqué une rupture de stock.

Château Pesquié Terrasses 2016. Fier résultat de 60% Grenache et de 40% Syrah, avec des traces de Carignan, de Cinsault et de Mourvèdre. Une belle robe rubis intense qui fait briller l’onctuosité de ses jambes. Une explosion d’arômes qui évoque la torréfaction, les épices poivrées et les fruits noirs. Terrasses 2016 a une bonne présence en bouche, il déborde de fruits rouges, de fruits noirs confits, de bois, de truffes, de poivre et même de fleurs, comme la violette par exemple. Il est vraiment haut en saveurs! Et quoi dire de ses tanins, ils ont un caractère masculin sévère, mais qui fond au moment de caresser le palais. Le Terrasses 2016 est un vin sec, vigoureux, riche, corsé, volupté et équilibré. 16.13$.

Longue vie à Château Pesquié!

Pour écouter l’entrevue d’Alex Chaudière allez dans la section Vidéo-entrevues. Regardez la section Galerie de photos!

Sources d’information : Domaine Château Pesquié, Dégustation en présence de Frédéric Chaudière à Montréal et dans le cadre du Festival des Vins de Saguenay 2017, entrevue avec Alex Chaudière (écoutez les vidéos- entrevues sur cette page, dans la section « entrevues »). 

L’Occitanie et George Vigouroux

À quoi pensez-vous si je dis le mot OCCITANIE?   La première fois que j’ai entendu ce mot, l’image qui m’est venue en tête était une pierre précieuse, un bijou, un trésor caché. Si vous avez eu la même impression que moi, Permettez-moi de vous dire que vous avez tout à fait raison.  

Ça s’est passé au Club Saint-James à Montréal en Octobre 2017. Il s’agit d’une dégustation de vins de Cahors appelé « Georges Vigouroux, Créateur de Grands Vins Malbec de Cahors et D’Occitanie ».

L’Occitanie est une nouvelle ancienne région française de style Moyen-Âge très touristique, agricole et vinicole, est là qu’on trouve Cahors. On y parle encore le vieux français. C’est le Pape Jean XXII qui est né à Cahors et qui avec son savoir-faire a su entrainer plusieurs vignerons à s’implanter à Châteauneuf du Pape et à construire aussi le Palais d’Avignon.

Cahors a vu son premier Cru sortir en 1870, pourtant le malbec a été le cépage principal du premier Grand Cru 1855 à Bordeaux. Malgré que Cahors fût une région romaine difficile à attaquer et facile à défendre, ce sont   le phylloxera et les 2 guerres mondiales qui ont provoqué le déclin de 50% de la population de Cahors, une des villes les plus dynamiques à l’époque. L’Occitanie avait alors été considérée comme presque disparue.

Les vignobles ont commencé à être replantés vers 1956 et on peut dire que sa renaissance a culminé avec son premier AOC en 1971 (Appellation d’Origine Contrôlée).

Revenons au Club St-James, l’exposant était Bernard-Gabriel Vigouroux, quatrième génération et actuel producteur. Son nom de famille est cohérent avec ses actions. Fier représentant de Cahors, défenseur templier du Malbec français et ambassadeur touristique d’Occitanie. 

La Maison George Vigouroux est un domaine familier qui a laissé ses traces depuis 1887. Pionnier à Cahors, parce qu’il fut le premier principal vignoble à être replanté. Les produits de la maison sont bien cotés par Wine Spectator.

Après une exposition visuelle de Cahors et de l’Occitanie, monsieur Vigouroux nous a présenté cinq « vigoureux » produits de sa gamme. « Québec aime le Malbec, Québec aime Cahors « a-t-il dit avec certitude. Il nous a parlé des sols, de la lumière, de la température, du terroir et du savoir-faire.

Nous avons dégusté:

1. Tradition Familiale 2016. Rouge pourpre vivace avec une profondeur moyenne. Il dégage des arômes de fruits noirs et de violette. Une attaque goûteuse où l’acidité est présente. Les tanins sont charnus. Sa longue persistance est aussi fruitée et agréable au final.

2. Château de Haute-Serre 2014. Issu majoritairement de Malbec, il se présente avec une robe violacée intense. Au nez, du fruit noir comme la figue, des épices et des touches florales. En bouche on trouve une attaque épicée avec des tanins charnus. C’est un vin concentré et viril qui montre une belle évolution avec du tabac, du laurier, des fruits mûrs qui ouvrent la porte à une finale boisée. 

3. Château de Mercuès 2014. Rouge rubis intense et brillant avec une palette d’arômes de fruits noirs confits, de cassis, de menthol, d’eucalyptus et de bois. Il nous offre une attaque boisée mêlée aux tanins fermés qui s’ouvrent tranquillement pour laisser la place à la violette et aux épices. Vin concentré, puissant et équilibré. Idéal pour gens d’affaires.

4. Château de Haute-Serre 1990. Rouge brique avec une profondeur moyenne. Il sent les dattes et le tabac blond. Il goûte les raisins, les dates et légèrement le tabac. L’acidité est discrète et la persistance moyenne. L’évolution est délicate, toute en finesse. Le vin nous montre un corps moyen et mature sans perdre l’élégance de son âge.

5. Château de Haute-Serre 2000. Rouge grenat qui porte une profondeur moyenne comme l’intensité de ses arômes. L’attaque est discrète et pourtant les tanins sont charnus. Vin solide qui possède un corps costaud, ample et plein de matière. Sa longue persistance nous permet de profiter de la densité de ses fruits, de l’eucalyptus et de la violette avant d’arriver à son agréable finale épicée.  

Pour bien finir, Bernard-Gabriel nous a fait une « Invitation au Voyage » à son Château de Mercués. Ancien château du moyen âge qui a été acquis en 1983 par la maison Vigouroux. À partir de ce moment l’Œnotourisme est né à Cahors. Il a été élu deuxième Château-Hôtel de la France en 2016.

Bien sûre que tous les invités ont accepté, après tout, ce n’est pas tous les jours qu’une personne vous invite à son château privé! 

Château Rouillac, L’équilibre entre deux passions : le vin et le cheval.

 C’est au cours du XVII siècle, au sud de Bordeaux, que l’histoire commence avec Jean de Martigny, qui donna une portion de terre à Jean-Paul Loret, alors, Président du Parlement de Bordeaux.

Postérieurement, épris de la beauté du lieu, de la paix et de la tranquillité qui s’en dégagent, le Baron de Haussmann, amant des vins bordelais, acquiert la propriété en 1864. Il a ordonna de maçonner le domaine. Ses alignements précis, l’élégante cour carrée, les grands espaces aménagés et la charmante façade lumineuse, tout cela se remarque dans le style et la personnalité du Baron de Haussmann, qui renaîtra en 2009 grâce à Laurent Cisneros et à sa famille qui ont restauré le domaine comme à l’original. Simplement resplendissant.

Les écuries centenaires et l’orangerie de cette époque donnent au domaine sa jeunesse, sa vigueur, son dynamisme et… son lignage.

C’est dans l’appellation Pessac-Léognan, entre vignes et chevaux qu’on découvre le fascinant Château Rouillac. Domaine de 36 hectares, dont 26 sont plantés de vignes où l’encépagement rouge et les chevaux dominent. La reprise du « labour intégral » est très importante au château, à preuve, près d’un tiers du domaine est labouré par des chevaux de traite. 

Vignoble 100% nature, la famille Cisneros a comme mission de procéder à une culture raisonnée qui a comme règle le respect de la nature.

La conversion du vignoble a débuté dès janvier 2010. En septembre 2012, Château Rouillac a reçu la certification AREA (Agriculture Respectueuse de l’Environnement en Aquitaine). C’est en juillet 2013 que la certification « Haute Valeur environnementale » (Normes AFNOR de niveau III du Grenelle de l’environnement) est arrivée. 

Le domaine procède à la suppression totale d’herbicides chimiques et d’insecticides, ainsi qu’à la mise en place de la méthode dite de la « confusion sexuelle » afin de lutter contre le vers de grappe.

Aussi, l’utilisation de produits de traitements biologiques à base d’argile naturelle et d’huiles essentielles, tout comme la reprise du labour intégral, sont quelques-unes des pratiques environnementales qui leur ont fait mériter la certification jusqu’en juillet 2019.

Domaine possédant un terroir généreux avec des sols de graves du tertiaire (mélange de galets, de graviers et de traces providentielles de la Garonne (du fleuve). Le climat est tempéré étant donné la proximité de la Garonne avec l’océan. Ce sont 23 hectares répartis 52% Cabernet Sauvignon et 48% merlot. Puis, pour les 3 hectares de blancs, 70% Sauvignon blanc, 16 % Sémillon et 14% Sauvignon gris.

Le directeur technique du domaine, Jean-Christophe Barron partage cette philosophie écoresponsable. Maître dans l’art vitivinicole depuis plus de 20 ans, Jean-Christophe est devenu le complice du Château Rouillac qui a contribué à en faire une véritable référence.

La Dynastie Cisneros, un assemblage d’excellence.

La famille Cisneros est composée de Laurent, Sophie, Mélanie, Ophélie et Eugène.

J’ai eu le privilège de rencontrer Laurent, Sophie et Mélanie au Festival Bordeaux fête le vin à Québec en 2017. Je me souviens d’avoir été impressionnée par Mélanie (elle ne le savait pas, mais maintenant elle le sait). C’est Mélanie qui m’a fait déguster Château Rouillac et le Dada. Mélanie est une jolie fille, très mature, expressive, transparente, responsable et sûre d’elle-même. Elle connaît ses produits et sa passion pour son domaine, ainsi que pour l’équitation sautent aux yeux. Elle est tellement fière de ses parents, du Château Rouillac, de sa famille et de ses chevaux. Nous avons goûté deux glamoureux vins, résultat de tout leur travail. Lors de notre conversation, Laurent et Sophie sont arrivés, j’ai alors compris toute la fierté de Mélanie.

Quand l’intuition trace la route.

Laurent est un français de descendance espagnole, son père a immigré de l’Espagne pour s’installer à Angoulême en 1963.

Laurent est un ancien joueur de foot. Il joua à l’A.S. Cannes, aux côtés de Zidane. À 25 ans il rejoint l’entreprise artisanale de chauffage créée par son père, qu’il lui a rachètera plus tard. En 2009 il est approché par un groupe industriel et décide de leur céder l’entreprise. Après ce cycle de vie, il se fie à ses intuitions et se lance dans la viticulture. Au bout de deux mois, il devient propriétaire de Château Rouillac. Par hasard, son arrière-grand-père était un vigneron espagnol qui œuvrait autour de Madrid. Intuition, inspiration, changement, réincarnation? On ne sait pas, mais sa décision semblait marquée par le destin. Qui sait, peut-être un jour aura-t-on un Château Rouillac en Espagne!

Chacun de nous a un chemin de vie qui tôt ou tard se matérialise.- Laurent Cisneros.

Château de Rouillac 2010. Une attaque droite, fine et élégante. 58% cabernet sauvignon et 42% merlot. Élevage de 16 à 18 mois qui donne sa structure au vin et qu’on ressent dès le début. Un parcours galopant de fruits noirs, tels que la figue et la prune, de bois, de cacao, d’épices et d’un léger soupçon de cuir. Les tanins sont bien exposés et la persistance est longue comme une queue de cheval. Château Rouillac tapisse sensuellement le palais. Il est sec, solide et vigoureux jusqu’à sa noble finale. Un cheval fin de race, que vous pourrez passer en carafe dès ce soir, ou encore le déboucher dans 15 ans! (53$) 13.5%

Le second vin de Château Rouillac est Le Dada de Rouillac 2015. Les vignes et la passion de l’équitation sont toujours bien présentes. 65% Merlot et 35% Cabernet Sauvignon. Euphorique robe rouge violacé qui dégage des arômes de fruits noirs confits, de cassis, de mûre et de torréfaction. Dada est un vin sec, facile et plaisant à boire. Dans sa charmante démarche de cheval, Dada a un goût resplendissant de fruits, de bois, de cacao et de cassis. Son acidité est sophistiquée, les tanins sont soyeux et sa persistance énergique. Dada est tout en finesse et en jeunesse, c’est l’élite. Le palais reste fasciné par son harmonie. Je vous recommande fortement de le déguster avant 5 ans. (35.75$)

 Vous retrouvez dans le Château Rouillac, la fraîcheur, la finesse et le caractère des Cisneros, une réincarnation de la belle noblesse française.

 Le Baron ainsi que ses vins blancs suivront. J’ai entendu dire que les blancs de Rouillac sont plus tenaces que le cheval blanc de Napoléon.

Pour voir les images, allez à la section : galerie de photos. Pour écouter la vidéo de Mélanie, allez sur Vidéos-entrevues!

Source d’information : Site web Château Rouillac, Festival Bordeaux fête le vin à Québec 2017 et les producteurs eux-mêmes.

Château Gaudou et Fabricio Durou

Le Château Gaudou est né en 1733 dans le sud-ouest de la France, sous l’appellation, Cahors.

Vignoble de 50 hectares dont les vignes ont entre 10 ans et 120 ans, composé à 80% de Malbec, à 15% de Merlot et à 5% de Tannat. Il est situé sur les terrasses de la vallée du Lot au sud, les vignes sont exposées au soleil presque toute l’année. Le sol est fait de grave, d’argile et de calcaire.

À Château Gaudou on travaille de façon Raisonnée, cela veut dire qu’on élabore les vins de manière responsable en harmonie avec la nature pour le bon plaisir du consommateur. L’attention minutieuse portée au terroir et aux produits visent un impact minimal pour l’environnement et pour l’homme. Cette façon de faire permet d’offrir des vins authentiques en laissant mère nature faire son œuvre.

Tout a commencé au XVIIe siècle avec Louis Durou et Marie-Louise, mais les registres paroissiaux parlent d’une famille Durou dès l’an 1500. Plus récemment, Jean-Charles, Julia, Louis-Jean, René, Brigitte et maintenant Fabrice sont quelques -uns des maîtres d’œuvre de ce domaine réputé pour son amour et le respect des vignes.

Fabrice Durou est donc le dernier descendant de sept générations. Âgé de moins de 40 ans, il a su combiner sa passion pour la vigne, avec son esprit moderniste, au respect de la terre et au savoir-faire de ses aïeux pour créer des vins fins, originaux et modernes. Sans changer la qualité de ses produits, le domaine veut offrir des vins puissants et concentrés pouvant être bus jeunes par une nouvelle génération de consommateurs et de dégustateurs.

Le Château Gaudou fait ses vins de façon consciente et chaque bouteille a sa petite histoire. Le Château est ainsi passé de trois cuvées à sept, dont deux sont de grands vins qui proviennent de parcelles spécifiques : 100% Malbec, vins puissant et concentrés.

Concentrés, fruités, solides, savoureux, fins, puissants, aromatiques avec du caractère et de la personnalité », c’est comme ça que l’on décrit le Château Gaudou à Cahors.

Les millésimes passent, pas le style. Fabrice Durou.

Ses produits :

TRADITION. Le second vin du château.

GRANDE LIGNÉE : Le premier cru du domaine.

LA CUVÉE RENAISSANCE : Cuvée de grande garde.

LE SANG DE LA VIGNE : Un des meilleurs crus.

RÉSERVE CAILLAU : Vin d’excellence.

EXCEPTION BLANC SEC : Unique dans son style.

EXCEPTION ROUGE : Surprenant

EXCEPTION BLANC MOUSSEUX : Issu de Malbec rouge et vinifié comme un blanc.

PREMIER GRAIN : Rosé sec.

LA CHARMEUSE : Séduisant depuis plus de cent ans.